Compte-rendus et premier post

Comme je l’ai annoncé, je souhaite faire le point chaque semaine sur les activités que j’ai eu en tant que membre du CAP du Parti Pirate et partager avec les membres, voire tout autre lecteur, les projets que je souhaite mener au sein du parti.

Cette semaine a été assez rude. Pas vraiment à cause de la quantité de travail, celle-ci se situe plutôt devant que derrière moi, mais au niveau de la frustration. La confrontation avec la politique de ce parti a été une douche froide. En allant à l’AG, je pensais sincèrement (que je sois élu ou non) que le CAP se retrouverait à la fin de l’AG pour s’organiser, répartir les tâches. Tout ce qu’il y a de plus normal, donc. Jusqu’à ce jour il n’y a pas eu de réunion du CAP. Certes les résultats des élections n’ont pas facilité les choses, mais commencer à parler ensemble n’aurait pas été plus mal non plus. Je pensais que nous aurions un rapide tour de l’organisation au sein du PP (compte en banque, qui tient le site, contrat avec les hosteurs, quelles tâches ont déjà été attribuées à d’autres, comme les admins sur le forum), rien de tel.

En attendant, j’ai continué de travailler sur la traduction d’adhocracy, un logiciel de démocratie liquide. Le but étant d’avoir une version française vers la fin de cette semaine pour pouvoir attaquer la traduction de la doc à partir de là.

L’idéal serait de bientôt avoir une phase de test pour que chacun puisse se faire une idée au cours de l’année. Cette phase de test peut se faire sur la version des serveurs de l’association qui développe le logiciel. Cela permettrait de ne pas donner un caractère trop officiel à la chose. Par contre, on ne peut pas avoir de test concluant sans de réels enjeux. Si cela reste un jeu de l’esprit, personne ne sera prêt à y accorder plus de temps que ça. Ce que nous pourrions faire concrètement, par exemple, c’est de préparer les amendements des statuts pour la prochaine AG et, peut-être, un texte sur les programmes à l’aide de ce logiciel.

Comme ça, la prochaine AG pourra trancher d’une part si le parti veut utiliser une telle méthode ou non, d’autre part quel logiciel utiliser le cas échéant. Pour l’instant, il y a très peu de textes ni vraiment d’expérience en France à propos de la démocratie liquide, nous ne sommes donc pas pressés, l’important étant que chacun sache de quoi il retourne et ait assez de temps pour tester l’outil. Ainsi, les membres pourraient avoir un avis fondé sur la question et voter en connaissance de cause.

Maintenant, le vote sur la composition du bureau est ouvert (en tout cas, nous somme en attente de candidatures). Lundi, nous allons procéder à l’élection du Bureau. Visiblement nous avons eu le droit à encore un peu plus de drame. Je vais essayer d’en savoir plus ce soir…

Comme le règlement intérieur prévoit qu’il soit secret, il se fera par la poste. Les résultats ne seront donc connus que vers jeudi. Je suis personnellement candidat au poste de secrétaire. J’ai un peu réfléchi au problème lié à la gestion des membres et discuter avec plusieurs responsables en Allemagne pour connaitre leurs expériences et opinions. Il nous faut un logiciel spécialisé pour le gérer : à partir d’un certain nombre, les fichiers excel ne valent plus rien.

La question qui se pose est celle de l’accès, il y a deux modèles :
1 Une gestion centrale avec seulement le secrétaire et le trésorier au début, puis, selon la taille, une équipe spécialisée qui gère les demandes des membres (déménagement, changement d’adresse email, etc) et des sections locales (liste d’email pour inviter aux AG locales, pour informer les membres dans des cas spéciaux, nombre d’adhérents locaux, etc).
2 Ou une gestion décentralisée avec une base de données centrale sur
laquelle chaque section a un accès restreint aux membres qu’elle gère.

Des logiciels existent et sont faciles à utiliser. Chaque méthode a des avantages et des inconvénients. La première est de loin la plus effective au niveau des ressources. Comme on a une équipe centrale, elle peut plus facilement dispatcher les ressources selon les besoins. L’avantage de la seconde est que les sections sont aux manettes et ne dépendent plus du bon vouloir d’une agence centrale, de même, les décisions se font beaucoup plus près des adhérents et ceux-là savent mieux à qui s’adresser et contre qui pester en cas de retard et d’erreur.
Cela en fait une décision éminemment politique. Nous avons sans doute encore quelque mois avant de faire un choix définitif, il serait donc bon de lancer le débat, avec le CN et les actifs régionaux. Tout changement, une fois les registres établis, sera associé à beaucoup de coûts (temps, argent, perte de donnée, bug et autres) et donc peu probable.

Comme beaucoup peuvent s’en douter, l’Allemagne étant fédérale, le PP-All a choisi la seconde solution. Les résultats ne sont pas toujours positifs, et c’est notamment dû au manque de logiciel spécialisé dans ce genre de problème. Ils sont en train de faire un appel d’offre pour la création d’un logiciel qui permette de gérer et les membres et les comptes (important pour savoir, par exemple, qui est en retard pour sa cotisation). Le système de comptabilité allemande, notamment pour les partis, est sans doute différent du système français, mais le logiciel sera sans doute libre et nous aurons donc la possibilité de le changer selon nos besoins si nous le voulons.

 

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